Le tribunal correctionnel de Tarbes a été saisi ce samedi 32 octobre 2011 pour une querelle de voisinage qui a mal tourné. Une retraitée de 80 ans est accusée d’actes de dégradation volontaires sur le véhicule de sa voisine.
Les faits se sont déroulés dans un quartier résidentiel de Tarbes dans la soirée du 29 septembre dernier. Madame G, une octogénaire qui vit dans le quartier, reproche à sa voisine d’avoir mal garé son véhicule, gênant son propre passage. Une remarque que la voisine, visiblement agacée, réfute “non je ne suis pas mal garée” avant de regagner son domicile, accompagnée de son fils.
L’affaire aurait pu en rester là. Cependant, quelques minutes plus tard la voisine, alors qu’elle se trouve chez elle, est interpellée par un groupe de jeunes individus qui l’informent que Madame G est en train “de vous casser la voiture”.
Plusieurs témoins, dont un lycéen qui passait par là et qui confirmera plus tard que la voiture était correctement garée, assistent à la scène et corroborent les faits. Alertée, la propriétaire de l’automobile contacte immédiatement les forces de l’ordre. Les policiers dépêchés sur les lieux, ne peuvent que constater les dégradations sur le véhicule : les essuie-glaces avant et arrière sont tordus et il y a des rayures sur la carrosserie. La voisine, relate également ce dont elle a elle-même été témoin : “j’ai pu constater qu’elle avait les clés à la main et elle faisait le tour du véhicule”.
Lors de son procès à Tarbes le samedi 22 octobre 2011, Face à ces accusations, l’octogénaire nie les faits, affirmant que « tout est faux » et qu’elle n’a pas pu être vue par sa voisine. Elle reconnaît seulement avoir soulevé les essuie-glaces avant et arrière du véhicule pour montrer son mécontentement car il gênait son passage. Outre les dégradations matérielles, Madame G est également accusée d’avoir proférée des insultes à l’encontre des jeunes témoins et de la victime qui assure n’avoir “jamais eu de problème avec elle”.
La voisine, qui se constitue partie civile, réclame des dommages et intérêts pour la réparation de son véhicule, ainsi qu’une somme de 300 euros pour le préjudice moral subi. Elle souligne également la perte d’une journée de salaire, lorsqu’elle s’est rendue au commissariat pour déposer plainte et faire constater les dégâts. Le procureur insiste sur le caractère répréhensible de ces agissements et requiert une amende de 800€ à l’encontre de Madame G.
Reconnue coupable de dégradation volontaire de biens, Madame G, est condamnée à une amende de 800 euros assortie de sursis. Elle devra également verser, dans un délai de deux mois, des dommages et intérêts à sa voisine pour les frais de réparation de son véhicule, pour le préjudice moral subi et pour la perte d’une journée de salaire.